Real Estate - Atlas

Real Estate - AtlasEn baptisant leur troisième album Atlas, Martin Courtney et ses compagnons avaient-ils pour ambition d'élever leur pop vers de nouveaux sommets ? La réponse se trouvera forcément au bout de l'excursion balisée par les dix nouveaux titres proposés.

 

Emmené par un single de très haute volée - Talking Backwards est peut-être l'un des meilleurs morceaux de Real Estate -, le disque ne tient malheureusement pas toutes ses promesses.

Certes, le groupe continue de briller grâce à ces lignes de guitares au son si merveilleusement clair. Malheureusement, il en faudrait davantage pour que l'enchantement perdure le temps d'un album entier.

Passés l'instrumental April's Song et le très bon Crime, la sensation de tourner en rond s'installe peu à peu. Le pire dans ce constat, c'est qu'il est difficile de faire des reproches aux compositions de Real Estate; toutes rivalisent de beauté. Néanmoins, aussi trivial que cela puisse paraître, cette beauté constitue également le défaut récurrent de la formation de Ridgewood. Comme ses prédécesseurs, Atlas souffre d'un certain manque d'aspérité. Son charme se retrouve trop vite sacrifié sur l'autel de la monotonie.

 

A l'arrivée, on regrette de n'avoir jamais encore pu voir le groupe évoluer en dehors des sentiers battus. Si Atlas demeure un album d'une qualité artistique indéniable (irréprochable ?), il ravira avant tout les fans inconditionnels de Real Estate qui y trouveront, à n'en pas douter, la réponse à leurs attentes.

 

[2014 - Domino Records]